Publié dans Editorial

Y aura-t-il assez … ?

Publié le mardi, 19 décembre 2023

Chaque chose a son temps ! Le temps des bagarrettes ! Un autre des amourettes ! Après les hostilités, le rapprochement précédé des moments de « retournement de veste » ! Etc.
Finies les petites animosités, du moins pour certains, arrive le temps du partage de gâteaux ou … de place. Le Palais s’agite, la Cour particulièrement animée. Les observateurs qui guettent de loin s’interrogent « y aura-t-il assez de friandises pour ces gros bébés du Palais, de places pour ces « retourneurs de veste » ? D’autant qu’à l’extérieur, on se bouscule encore au portillon.
Face à la « ruée vers l’or » du Palais, le Maitre des céans  doit user le talent d’un jongleur pour satisfaire autant qu’on peut tout le monde. Lors de son allocution à Mahamasina, Rajoelina Andry, le Président nouvellement investi appelle à la bonne volonté de tous ceux ou celles qui veulent apporter leur part de brique afin de contribuer au redressement de la Nation autour de lui. L’appel a été entendu. Et on se rue vers le Palais d’Iavoloha. Ainsi, il va falloir maîtriser l’art d’un magicien. Il y en a du monde ! Et l’affaire n’est pas évidente.
Il y a ceux et celles qui se trouvent déjà à l’intérieur du Palais. Certains parmi eux, les fidèles parmi les fidèles de la formation créée par le Président dès le début, siègent dans le cercle fermé du Palais, autour du trône. D’autres, pour la plupart cas, dans la Cour des grands, qui sont des nouveaux venus et comptent bien sûr se partager la part du lion. Il y a encore dans une Cour à un niveau plus bas pour ne pas dire de la « basse cour ». L’endroit où évoluent les flagorneurs, les pirouettes qui changent de direction selon le souffle du vent et les politiciens sans scrupules, des caméléons, qui prennent le peuple de Dieu pour des canards sauvages.
Y aura-t-il de la place pour tous ces prétendants ? Le Gouvernement qui est le point de mire de tous les courtisans ne peut accueillir tout ce nombre pléthorique de postulants. Un pays pauvre comme Madagasikara ne peut ou ne doit pas se permettre de prendre en charge un nombre des membres du Gouvernement au-delà du raisonnable. De toute manière, le poste attribué à un ministre ne s’accorde point à un ou une aventuriste dont les compétences s’avèrent douteuses. A la présidence de la République, non plus, le Chef de l’Etat ne peut ou ne doit pas nommer des gens dont la réputation fait jaser. L’effectif est également limité à moins que le locataire du Palais fasse caser tout le monde autour de lui. Ce qui est fort improbable. Au niveau des ministères, là non plus, il n’y a pas assez de places. Un ministre ne peut pas recevoir tout le monde dans son cabinet. Les postes techniques suivent les lignes directrices de l’organigramme préétabli.  Dans les autres institutions de la République, il y a un minimum de nombre d’effectif à respecter.
Bref, il n’y a pas assez de places pour tout le monde. Les retourneurs de veste et les « mpijapy train » doivent patienter sinon se rendre à l’évidence qu’on peut servir autrement le pays.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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